Stage : l'alexandrin romantique
De Hugo à Rostand, la puissance de l’alexandrin romantique
Découvrir les règles de diction du vers tant classique que romantique, leurs différences, leurs spécificités, leurs contraintes et leurs libertés. Appréhender les effets du vers romantique, leur portée signifiante, et les connecter aux émotions de l’interprète. Utiliser le vers comme un appui de jeu. Utiliser les différences rythmiques entre alexandrins classiques et romantiques pour faire entendre le texte. Comprendre l’ancrage de ces vers dans l’histoire de la littérature française.
Formation organisée par l’ABCD, à destination des comédien·nes des troupes amateures.
Objectifs du stage
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Découvrir et maîtriser les règles des alexandrins classiques et romantiques ;
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Comprendre la spécificité de l’alexandrin romantique et ses enjeux dramaturgiques ;
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Mettre cette spécificité au service de l’interprétation ;
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S’approprier cette langue très contrainte pour en faire un appui de jeu ;
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Dépasser les contraintes techniques du vers pour se connecter à ses émotions, au souffle, au texte et à ses partenaires ;
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Découvrir le théâtre romantique de Hugo et Rostand et ses enjeux singuliers ;
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À travers l’histoire de la littérature, découvrir l’histoire et l’évolution de ces alexandrins.
Contenu du stage
Aspects techniques : Découverte des règles de versification classique et romantique et du vocabulaire spécifique : métrique, rythmes, hémistiches et césures, accents toniques et d’insistances, ponctuation, liaisons, enjambements, rejets et contre-rejets.
Travail à la table : Calcul de la métrique, détermination des accents et liaisons, connexion de la diction des vers avec la dramaturgie des scènes.
Travail au plateau : Mise en pratique des règles précédemment découvertes dans des scènes issues de pièces de Victor Hugo et Edmond Rostand. Expérimentation des conséquences de ces règles sur l’interprétation, exercices de respiration en lien avec le rythme du vers pour faire se connecter les émotions de l’interprète et le sens du texte.
Benoît-Constant Coquelin habillé en Cyrano de Bergerac – illustration de Percy Anderson, 1906.
Méthodologie de la formation
Le stage se veut fonctionnel. L’objectif c’est que les participants, à la sortie de ce stage, soient suffisamment équipés pour travailler en autonomie les enjeux et les contraintes techniques propres à la diction du vers. Ce stage est donc principalement axé sur la pratique, c’est-à-dire, sur le plateau, avec un texte mémorisé et des partenaires de jeu, tout en se reposant sur une solide assise théorique.
Le premier jour d’atelier alternera ainsi entre des moments à la table, pour aborder les aspects techniques de la diction du vers, et de grands moments au plateau, pour expérimenter et éprouver cette théorie dans la pratique.
Le deuxième jour, la matière théorique ayant été assimilée, les participants pourront pleinement se consacrer au travail d’interprétation des textes, au travers d’exercices au plateau et de travail avec leurs partenaires.
Rimbaud-Verlaine : Viœlences, avec ici Marine Zovi et Valéry Stasser, mise en scène Antoine Giet assisté d’Antoine Motte dit Falisse, 2022.
© J. Van Belle – WBI
Prise de contact
Une prise de contact par e-mail est nécessaire pour que chaque participant puisse recevoir une brochure pdf des scènes, avec des coupes, que nous travaillerons durant l’atelier et pour établir une distribution.
Présentation de l'intervenant
© Photo : Marie Tercafs
Antoine Motte dit Falisse est comédien, metteur en scène et professeur de théâtre. Spécialisé dans la création et l’interprétation de spectacles poétiques en vers. Formé au Conservatoire royal de Bruxelles, il a enseigné la déclamation et l’éloquence, notamment à l’académie de Liège, de Visé, d’Ixelles et de Wavre pendant plusieurs années. Avec la Compagnie Artaban, il met en scène Phèdre de Racine, Le Vieux Juif Blonde d’Amanda Sthers, J’ai faim de Jean-Pierre Dopagne, ainsi qu’Un mot à retenir et Rezo qu’il co-écrits, puis À nos cris dans le néant rien ne répond. Parallèlement, il a travaillé comme assistant à la mise en scène pour Daphné D’heur, (Je suis un poids plume au Théâtre des Martyrs, Le Chevalier D’Éon et Une flûte enchantée au Théâtre royal du Parc), et pour Christine Delmotte, (Ce qui arriva quand Nora quitta son mari au Théâtre des Martyrs, Mère Courage et ses enfants au Théâtre des Martyrs et au Vilar) Il dispense aussi des formations sur la versification aux professeurs d’académie et aux comédiens professionnels.
Bibliographie
Les fondements théoriques de cette formation proviennent de plusieurs ouvrages de référence, dont voici les principaux :
- ACKERMANN, Paul, Traité de l’accent appliqué à la théorie de la versification, seconde édition, Paris, Aimé-André, 1843.
- FROMONT, Maxime & LEMERRE, Alphonse, Le vers français : versification et poétique, Alphonse Lemerre, 1937.
- GRAMMONT, Maurice, Petit traité de versification française, Armand Colin, 1908.
- GRAMMONT, Maurice, Le Vers Français, ses moyens d’expression, son harmonie, Édouard Champion, 1913.
- MILNER, Jean-Claude & REGNAULT, François, Dire le vers, Verdier, 2008.
- QUICHERAT, Louis, Petit traité de versification française, Huitième édition, Hachette, 1882.
Infos pratiques
Quand : Les 24 et 25 janvier 2026
Horaires :
Où : Maison de la Solidarité
Rue du Viaduc, 133
1050 Ixelles
Pour qui : Tous les comédien·nes amateurs avec une expérience de jeu préalable.
Inscriptions : Les inscriptions se font auprès de l’ABCD.
